17èmes Rencontres du Coaching professionnel

Thème : Accompagner les transformations ; transformer l’accompagnement

Présentation générale

La pandémie du COVID 19 ne nous permet pas d'organiser et de tenir nos 17émes Rencontres du coaching en 2020. En suivant les prescriptions du gouvernement, nous avons décidé d'annuler les Rencontres.

Nous vous donnons rendez-vous d’ores et déjà le 02 juillet 2021

pour des Rencontres hautes en couleurs.

Plus que jamais, prenons soin de nous tous.

Notre époque contemporaine se caractérise entre autres par la vitesse de ses transformations. Les mutations technologiques nous ont fait entrer dans l’ère de la numérisation et de la virtualisation et nous avons glissé dans un monde où l’instantanéité est la norme : l’information circule en quelques clics, les « fakes » également. La mondialisation des activités et des échanges rend obsolète dans des temps courts les principes, les repères et les modèles qui les fondent. Pour les individus vivants dans les sociétés développées, nous voyons notre rapport au temps et à nos activités profondément transformées, parfois bouleversé, au regard de ce qu’a pu vivre la génération nous ayant précédé. Notre monde est façonné par une histoire de changements profonds, cycliques et inscrits dans la durée. Une particularité de ce que nous vivons aujourd’hui tient au fait que nous voyons, à l’échelle de nos existences, les transformations se produire. Mais quelles sont les caractéristiques de la période de transformation dans laquelle nous sommes ? Qu’est-ce qui caractérise cette crise qui parait sans fin, et qui dès lors, par définition, ne peut véritablement porter le nom de crise ?

Cette transformation à grande vitesse du monde produit des effets multiples dans l’ensemble des domaines de nos vies. Les effets environnementaux, écologiques, politiques, économiques, sociétaux, sociaux, éthiques se manifestent à nous chaque jour. Les mutations du monde sont à l’œuvre dans le champ professionnel ; celui des métiers, du vécu du travail, du rapport au travail et des relations de travail. Ces phénomènes et leurs conséquences sont en partie connus. Le coaching professionnel a vu son développement et sa croissance dans ce contexte. Aussi, en quoi le coaching professionnel est-il une ressource pour accompagner les transformations du monde du travail ?

Les transformations du monde produisent leurs effets sur les gouvernances, les formes d’expression et d’exercice du pouvoir. Les transformations se manifestent aussi dans les formes de pouvoir autant que dans les rapports de pouvoir. Qu’il s’agisse des figures du pouvoir qui s’imposent dans le monde, des formes de gouvernance des instances, des institutions et des pays ; qu’il s’agisse des modalités d’exercice du pouvoir dans nos sociétés et nos organisations de travail les modalités du pouvoir sont impactées.

Le thème de la journée

Ces 17ème Rencontres se fondent sur l’idée que le coaching professionnel a une fonction sociale et sociétale. Accompagner les transformations implique de ne pas faire l’économie de la question du pouvoir qu’il nous faut alors envisager sous les deux aspects : les enjeux de pouvoir pour les personnes accompagnées, et, les enjeux de pouvoir dans la relation d’accompagnement.

Pour les individus et les collectifs vivre et parfois subir les transformations du monde entraine de multiples questions sur leurs activités, leur rapport au travail, les relations entre les vies familiales, professionnelles, sociales, personnelles… et plus largement, ces transformations amènent un questionnement sur le sens.

Comment le coaching professionnel peut-il prendre en compte les effets des transformations dans le travail de coaching ? de quelle façon le coaching professionnel en vient-il a se transformer pour répondre aux besoins des personnes et de leurs organisations ? En quoi la question du pouvoir se trouve-t-elle actualisée par les bouleversements et transformations en cours ? Comment la question du pouvoir se travaille-t-elle dans le coaching ? comment implique-t-elle coach et coaché ?

Ces questions et sûrement bien d’autres serviront de fil conducteur pour cette journée. Celle-ci est construite sur un parti pris pluridisciplinaire afin de croiser les regards et les pratiques autour du thème.

Un parti pris "pluridisciplinaire"

Ces questions et sûrement bien d’autres serviront de fil conducteur pour cette journée de Rencontres. Celle-ci est construite sur un parti pris pluridisciplinaire afin de croiser les regards et les pratiques autour du thème. Principalement, les interventions s’appuieront sur diverses disciplines et approches telles que la philosophie, la psychanalyse, la psychologie, la sociocratie…. Les intervenants sont des praticiens, des universitaires, des chercheurs afin de croiser les regards et d’élargir les perspectives.

Tout au long de la journée, les questions et expériences des participants seront abordées sous la forme d’échanges, à partir de propositions émises également par les intervenants, et, sous une forme pragmatique : des ateliers centrés sur les pratiques d’accompagnement avec comme axe central : « accompagner les transformations ; transformer l’accompagnement ». Au terme de cette journée, chacun repartira nourri de ses échanges et de ses rencontres ; enrichi de nouvelles pratiques, de nouveaux supports.

Les ateliers proposés

Atelier 1. De la transformation au « toujours plus de la même chose » : petit manuel de survie

Le passage d’un monde à un autre est en marche. La 3ème révolution qui sera celle du numérique est bien présente dans nos quotidiens qu’ils professionnels ou personnels. Les spécialistes s’accordent sur un point : nul ne peut prédire ce que sera la réalité de demain une fois la numérisation généralisée. Cette impossibilité à définir ce que sera notre futur (proche) est une caractéristique majeure de nos sociétés actuelles et par là, de ses symptômes. La transformation est devenue le nouveau leitmotiv des grandes organisations dont un bon nombre s’est doté de direction/département de la transformation. Exit l’ère du changement pour faire place à l’ère de la transformation donc.

La transformation se montre rétive aux techniques qui accompagnèrent le changement durant quelques décennies. La transformation a besoin de nouvelles formes de gouvernance pour s’incarner, se penser, s’imaginer. La bipartition classique entre ceux qui pensent la transformation et ceux qui doivent la mettre en œuvre est devenue anachronique et n’opère plus, du moins, plus très bien. Autrement dit, les modes de gouvernance et de management ne se renouvellent pas à la hauteur des enjeux que pose la transformation des organisations et qui engage la transformation des rapports de travail et des rapports au travail.

Une tension s’opère entre une pratique managériale qui ne se transforme pas et les réalités vécues par l’ensemble des acteurs. Et cette tension produit du « toujours plus de la même chose ».

L’atelier s’intéressera à ce « plus de la même chose » en mettant le focus sur la contradiction, le paradoxe et la double contrainte comme autant de symptômes d’un management qui peine à se transformer. L’atelier s’appuiera sur quelques concepts de Palo Alto qui conservent une actualité évidente et qui apportent des clés opérationnelles pour « comprendre globalement et agir localement ». L’atelier invitera à co-élaborer les principes « d’un manuel de survie » à l’usage de ceux qui vivent au pays du paradoxe et de la double contrainte et de ceux qui les accompagnent.

Animé par : Philippe BIGOT

Atelier 2. Faut-il être un imposteur pour réussir ?

La finalité de l’atelier est d’aborder l’imposture sous ses différentes dimensions, en particulier, sa dimension sociétale et sociale. Les transformations en cours sont marquées par l’avènement des normes et de la mesure quantitative dans tous les domaines. Elles fabriquent de l’imposture en retour. Si l’imposture a existé de tout temps, elle prend des formes différentes selon le contexte social dans lequel elle s’exprime. L'imposture est dans nos sociétés modernes un mode vie : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l'apparence et à la réputation plutôt qu'au travail et à la probité, préférer l'audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l'opportunisme de l'opinion plutôt que tenir bon sur les valeurs, pratiquer l'art de l'illusion plutôt que s'émanciper par la pensée critique, s'abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l'amour et à la création. Voilà le milieu où prospère l'imposture ! Notre société de la norme fabrique des imposteurs. L'imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l'opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

L'imposteur vit à crédit, au crédit de l'Autre. Indissociable du conformisme, l'imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les escroqueries des algorithmes, les usurpations de crédits, les expertises mensongères et l'hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du faux-semblant, notre démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses normes et propulsée dans un monde qui finit par tourner à vide. Et si l'ambition de la culture et l'audace de la liberté partagée nous permettaient de créer l'avenir ?

Animé par : Roland GORI


Atelier 3. Transformation et accompagnement, une histoire de toujours

La finalité de l’atelier est d’appréhender de quelle façon les grandes traditions de l’accompagnement qui sont constitutives du « devenir humain » prennent des formes différentes selon les moments historiques, culturels et/ou géographiques. Le coaching en est l’un des avatars contemporains.
Traversé par des questionnements existentiels et la nécessité de s’inscrire dans des liens sociaux, l’être humain cherche dans la relation avec un autre qu’il soit shaman, philosophe, religieux, guide spirituel, éducateur, thérapeute, artiste ou coach, un espace transitionnel spécifique pour devenir « sujet » de sa vie et de son désir.

Dans une culture où le travail occupe une place centrale, l’accompagnement de type coaching ne cesse de se développer depuis bientôt une trentaine d’années dans les sociétés occidentales. À la croisée des traditions les plus anciennes et des préoccupations les plus contemporaines, cet accompagnement revêt diverses formes. C’est cette articulation qui le rend efficient et lui confère sa dimension symbolique vivante. Nous aborderons aussi le fait qu’il n’est pas à l’abri d’une virtualisation qui détruirait son essence même, à savoir fabriquer du lien et du sens.

Animé par : Reine-Marie HALBOUT


Atelier 4. Le coaching dans les organisations en gouvernance partagée

« La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. »

—Gandhi

Face aux enjeux sociétaux (mondialisation, rupture écologique, mutations numériques, inclusion sociale…), le modèle d’organisation hiérarchique pyramidale semble incapable à résoudre des problèmes complexes qui nécessitent d’agir collectivement.
L’intelligence collective apparaît actuellement comme un viatique dans le renouvellement du modèle de société. De plus en plus d’organisations publiques et privées expérimentent des approches de gouvernance partagée, afin de libérer la créativité et l’engagement de l’ensemble des collaborateurs : entreprises libérées, leadership partagé, gouvernance sociocratique ou holocratique… Il est attendu des managers de devenir des architectes sociaux de ces nouvelles structures organisationnelles horizontales à inventer, sans pour autant abandonner la structure verticale d’exécution qui a fait ses preuves. Ces évolutions ne se font pas sans difficulté voire sans souffrance au travail, tant les injonctions paradoxales sont exacerbées et bouleversent tous les repères du travail, en particulier les schémas mentaux. La question est d’accompagner le développement de ces nouveaux modèles d’organisation en réinterrogeant/réinventant les pratiques de coaching face à un tel changement de paradigme où les solutions ne sont pas encore connues mais à inventer collectivement ?
Dans cet atelier expérientiel, il s’agira de construire ensemble la vision partagée d’un futur désirable de la transformation des organisations. Dans un second temps, en réflexivité par petits groupes, nous explorerons ensemble des pistes pour repenser, améliorer, outiller les modèles de coaching individuels et collectifs pour ces organisations.

Animé par : Cécile JOLY


Atelier 5. Adaptez-vous !

L’adaptation est un leitmotiv de la société moderne. Il est un concept utilisé depuis le XIXème siècle par les évolutionnistes pour décrire le mécanisme de survie des espèces. L’homme n’échappe pas à la règle : il doit s’adapter pour se maintenir en vie. N’ayant ni crocs, ni pinces, ni griffes, ni bec, ni fourrure épaisse, son adaptation s’est faite au moyen d'artefacts et d’outils qu'il n'a eu de cesse de complexifier tout au long de son histoire.
Avec l’avènement de la civilisation moderne et industrielle, l’espérance et le niveau de vie global des hommes se sont sensiblement améliorés. Libérées de l'impératif de l'adaptation vitale, les sociétés avancées se sont tournées vers le développement des prestations de services, favorisant l’essor de nouveaux métiers et de nouvelles formes d’existence. Après la seconde guerre mondiale, les styles de vie se sont diversifiés à mesure qu'une quantité toujours plus importante d'individus parvenait à s’affranchir du "dur désir de durer."
Était-ce là une parenthèse de l'Histoire qui serait en train de se refermer sous nos yeux ?
Le fait est que, de nos jours, le concept d’adaptation revient en force, dans le sillage de celui de précarité. Tout se passe comme si le but de l’existence redevenait le maintien en vie coûte que coûte. Pour survivre en milieu hostile, tous les moyens sont permis, et pas forcément les plus compatibles avec le respect de la dignité des personnes. Dans les entreprises comme dans les institutions, la philosophie du "sauve qui peut ! " gagne du terrain. Dans les revues professionnelles ou les médias, les managers lisent partout qu’ils doivent s’adapter aux modifications de leur environnement, capter les nouvelles tendances, sous peine de rétrogradation.

Devons-nous faire le deuil de tout projet d'épanouissement au travail et assumer ce nouveau darwinisme social ? Comment retrouver un tant soit peu d'insouciance, de sens et de plaisir à travailler ensemble ? Cet atelier abordera ces questions en s’inspirant des grandes traditions philosophiques qui nous rappellent qu’une vie authentiquement humaine ne se limite ni se réduit à l’adaptation. Il s’agira aussi de repérer les paradoxes à l’œuvre et les moyens de les déjouer.

Animé par : Pierre Le COZ


Atelier 6. Accompagner le développement du Leader

Leitmotiv des dirigeants aujourd’hui : « Il nous faut plus de leadership ! J’attends des managers qu’ils fixent clairement le cap et embarquent vivement leur équipe ! Qu’à l’intérieur de leur périmètre ils deviennent de réels agents de changement, des moteurs de notre transformation ! Le monde ne nous attendra pas. Nous devons continuer d’anticiper et de donner envie. Que pouvez-vous faire pour nous ? »

La lettre de mission adressée au coach est claire, … mais la barre est haut placée. L’enjeu est multidimensionnel. Par quel bout commencer ? Quels sont les différents plans à traiter ? Comment les traiter ? Avec quels outils ? Telles sont les principales questions qui nous occuperont dans cet atelier.

La conduite des hommes et des entreprises est complexe. Elle requiert du leader des gestes et des processus distincts, souvent antinomiques. Quelles que soient ses préférences et dispositions premières, il est appelé à activer tour à tour des forces opposées : réflexion/action, présent/futur, vision/détails, créativité/ordre, faits/sentiments, proximité/distance, combativité/sensibilité, fierté/humilité, etc. Cela requiert de sa part souplesse et équilibre - être bien « découplé » et articulé - pour agir et faire agir dans les différentes dimensions, selon les besoins et les objectifs.

  • Cette posture suppose une bonne connaissance de soi : nous nous pencherons sur le rapport que le leader est appelé à entretenir avec lui-même, avec son type psychologique, avec ses émotions, avec son corps. Comment renforcer la conscience de soi et la position méta ? Quelle démarche pour fortifier en lui le « sujet » et sa liberté d’action ?
  • A partir d’exemples, nous identifierons aussi les compétences cognitives clés du leader, essentielles dans son rôle ? Peut-il les développer ? Si oui, comment ?
  • Sur le plan moral, nous poserons enfin la question des vertus qui doivent servir de principes à son action. De quoi le leader doit-il être l’exemple pour susciter l’adhésion et entraîner ? La vertu s’enseigne-t-elle ? Le coach se fait-il maître ès vertu ?

Animé par : Olivier WYLER

Infos pratiques

Quand ?

Le vendredi 3 juillet 2020 reprogrammée le vendredi 02 juillet 2021

Horaires et programme de la journée

  • 08h30 : Accueil café / thé, viennoiseries
  • 09h30 : Plénière d’ouverture des 17èmes Rencontres
  • 10h00 : Ateliers thématiques*
  • 12h00 : Pause déjeuner sur place (incluse)
  • 13h30 : Ateliers thématiques*
  • 16h00 : Plénière avec Roland Gori
  • 17h00 : Fin des 17èmes Rencontres

* Deux choix d'atelier sont à faire au moment de l’inscription. Ils permettent d'établir des groupes en amont, en fonction des préférences, dans la limite des places disponibles.

Où ?
Le Telegraphe
2 rue Hippolyte Duprat
83000 Toulon • Voir l'itinéraire
(à 5 minutes de la gare SNCF et de nos locaux)

Inscriptions et règlements

Reprogrammée au 02 juillet 2021
Prix

99,00€ TTC (soit 82,50€ HT) inscription jusqu'au 10 mai

119,00€ TTC (soit 99,16€ HT) inscription après le 10 mai

Plan d’accès