Édito du mois

La terrible simplification…

La « terrible simplification » a de beaux jours devant elle. Alliée naturelle d’un utilitarisme conçu comme une finalité en soi, elle n’aurait d’autre ambition que de nous permettre de simplifier la compréhension d’un monde devenu bien trop complexe. Et tant pis si la simplification ne fait que maquiller une réalité au point de la transformer. Les savoirs sont un enjeu majeur dont les « terribles simplificateurs » s’emparent sans vergogne. Pour ceux-ci, replier « le vrai » sur « l’exact » est une pratique qui entraine que le niveau de vérité est déterminé par le niveau de décibels avec lesquels cette « vérité » est énoncée. Une vérité de laquelle le doute est évacué, ce qui en fait, rien moins qu’une certitude. A ceci près que vérité et exactitude n’appartiennent pas aux mêmes champs…

Paul Watzlawick nous aura enseigné que la « terrible simplification » doit toujours être débusquée et dénoncée tant elle fait courir aux relations et à la démocratie de graves dangers. La question que pose le « terrible simplificateur » forcené peut porter sur les savoirs, il se fait alors utilitariste : à quoi sert de savoir un savoir qui ne sert pas concrètement ? A situer l’utilité du savoir sous l’angle de la rentabilité, d’un pragmatisme immédiat, d’une rentabilité et d’une efficacité dans l’exécution des tâches, alors en effet, le savoir, la lecture, la culture… ne servent à rien ! C’est ça l’utilitarisme avec ses apparats idéologiques : posséder les savoirs dont on a besoin, et pas plus… Alors les choses deviennent (enfin) simples ! Utilitarisme et culture ne font guère bon ménage comme nous le rappelle le mouvement « d’anti-intellectualisme » venu d’outre atlantique. Trop de savoir encombre, il incite à se poser des questions qui détournent de la finalité : jouir des biens matériels. Le nouveau cogito « je consomme donc je suis » serait une fin en soi. Mais réserver les savoirs à quelques-uns n’est pas sans conséquences pour le « vivre ensemble ». A polariser sur les seuls savoirs utiles on s’éloigne de la culture qui n’est effectivement pas « utile » parce qu’elle est en fait vitale. Elle est le propre de l’humain qui doit notamment apprendre dès son plus jeune âge à renoncer à nombres d’actes qui pourtant lui seraient bien plaisants. Soit parce que ces actes sont impossibles, soit parce qu’ils sont interdits. Sublimer est la voie qui autorise la société des Hommes. La tragédie antique mettant en scène les conflits et tendances humaines les plus intimes remplissent aussi cette fonction de sublimation, au-delà de leur poésie et de leur esthétisme. Une idéologie qui engage une société dans le dénigrement de la culture et de « sa » culture ne fait que labourer le terrain de la violence. La citation d’Herriot garde toute son actualité : « la culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié ».Une pensée simplificatrice au service d’un pragmatisme aculturé n’est pas qu’un mouvement, c’est une idéologie débouchant sur un modèle de civilisation régressif dans lequel la sauvagerie rafle la mise. Et ce modèle semble bien revenir…

Hibernatus…

Supposez que vous reveniez après une petite vingtaine d’années, supposez que vous ayez été absent du « monde » et de son brouhaha. Quelle ne serait pas votre surprise en arrivant dans le nouveau monde de la civilisation numérique. Vous découvririez les réseaux sociaux au rang desquels Twitter. Et là, une certaine perplexité vous envahirait…

Dans cet autre monde, lieu d’une expression appelée collaborative, plus de trois cents millions d’internautes s’attèlent chaque jour à réécrire l’Histoire et ainsi à transformer notre présent. Les « fakes », terme en vigueur dans le langage courant occupent une place de choix. Apparaissant parfois pour ce qu’elles sont ou se dissimulant avec subtilité dans telle ou telle présentation de situations. Bien difficile de faire la part des choses entre le vrai et le faux d’autant que l’un et l’autre recourent à « l’exact » et à « l’inexact ». Autrement dit, les frontières entre vrai et faux se déplacent en cela que le faux peut abriter « de l’exact » et inversement. Grâce à votre absence au cours de ces dernières années, vous constatez de façon saisissante que les réalités dans lesquelles nous vivons sont des réalités sociales, des réalités construites qui sans cesse viennent questionner le statut du vrai et du faux. Vous prenez alors la mesure des incidences du numérique. Dans ce monde numérisé et hyperconnecté, la dialectique, l’interrogation et le doute critique ont largement laissé leur place aux affirmations, aux certitudes et aux « fakes ». Dorénavant, une supposition énoncée sur le mode de l’affirmation a le même statut qu’un fait démontré. Ainsi, l’homme n’a jamais marché sur la lune, le 11 septembre a été instigué par la Maison Blanche, Barack Obama est un islamiste né au Kenya, les USA sont dirigés par un groupe de stars du cinéma, de la chanson et du parti Démocrate se livrant compulsivement à la pédophilie, les créationnistes rétablissent enfin la vérité sur les mensonges scientifiques de Darwin, la COVID 19 a été répandue pour tuer en masse les pauvres beaucoup trop nombreux…. Si les mensonges et autres légendes urbaines sont aussi vieux que le langage lui-même, la force de frappe instantanée et illimitée des réseaux sociaux leur confèrent aujourd’hui une influence sans égal et, plus problématique encore, sans contre-pouvoirs. Alors aux 66 millions de procureurs mieux vaudrait substituer 66 millions d’enquêteurs en recherche de vérité. Face aux prestidigitateurs de l’information, aux militants aux obsessions obsessionnelles, aux politiques sans surmoi, aux complotistes pathologiques ; notre naïveté et la passivité de ceux qui devraient répondre participent à affaiblir ce qui fait le fondement de notre démocratie et la possibilité de vivre ensemble : la confiance dans la parole.

Pour vivre heureux, vivez flexible…

L’inédit de la situation que nous impose la crise sanitaire mondiale renforce, plus encore, l’impératif catégorique d’adaptation de notre société hypermoderne. Depuis bien des années maintenant s’adapter est à la fois un mot d’ordre, une injonction, une contrainte, une nécessité, un allant de soi, une ressource... L’adaptation est une capacité ontogénétique si l’on s’en tient aux thèses darwiniennes. S’adapter a donc du sens dès lors qu’il s’agit d’autre chose que d’un mantra…

L’adaptation a sa cheville ouvrière : la flexibilité. Un autre terme qui a fait florès avec le chômage de masse. Ainsi donc la flexibilité est omniprésente : flexibilité du travail, du marché, des activités, des horaires, des revenus, de l’éducation, de l’organisation, des individus… Pas un espace n’échappe à cette vérité révélée qu’est la flexibilité. Elle a de surcroit tous les atouts de la modernité : elle est une solution façon couteau Suisse, elle est branchée (car quoi de plus ringard que de ne pas être flexible ?) en étant érigée au rang de qualité. Le monde du travail a besoin de soft skills, la flexibilité est en pole position. N’est-elle pas désirable, a priori, la flexibilité ? A se pencher sur les différentes définitions du mot, qu’il s’agisse de psychologie, d’économie ou de physique, elle se présente comme une souplesse à toute épreuve : c’est le grand écart de la vie, la sortie perpétuelle de la « zone de confort ». La flexibilité est la plasticité de nos corps et de nos psychismes ; elle est aussi l’adaptation en toutes circonstances ; elle est ce qui permet de se sortir de tout, partout et tout le temps. La flexibilité est d’ailleurs devenue un slogan du développement personnel avec sa formule fétiche : « sortir de sa zone de confort ». Quitter son confort (pardon, sa zone de…) c’est faire preuve de flexibilité. Par-delà les discours positivistes sur les nécessités de sortir de sa « zone de confort », nous ne pouvons exclure qu’ils soient devenus une norme induisant une injonction. Peu a peu, sortir de sa zone de confort semble ne plus relever que de la seule motivation individuelle mais d’un impératif sociétal. Mais finalement est-il si facile d’être flexible, et qui plus est, au bon moment ? Chacun à sa façon buttera plus ou moins sur cette question : comment devenir flexible ? Et à être obnubilés par la question du « comment » devenir flexible, nous pourrions passer à côté d’une autre question : pourquoi est-il normal que d’aspirer à être flexible ? Pour quelles raisons la flexibilité qui est une capacité ordinaire et banale est-elle devenue une norme ? Je suis flexible donc je suis… dira le cogito de l’hypermodernité. La flexibilité comme norme et idéal a aussi son paradoxe qui puise aux racines de sa nature. On vante ses mérites jusqu’à en faire la solution à des problèmes complexes alors même que la flexibilité contient aussi, la mollesse, le principe du fléchissement et l’idée corolaire de perdre en force, en vigueur. Car être flexible c’est épouser le mouvement et non lui opposer une force. C’est ainsi se soumettre volontairement à quelque chose qui le requiert, le demande ou l’exige. Alors quand s’arrête la flexibilité comme qualité nécessaire à la vie quotidienne et où commence la flexibilité comme norme sollicitant notre soumission aussi consentie que dorénavant revendiquée ? Aux appels à la flexibilité tout azimut chacun peut prendre une bonne résolution pour 2021, celle de se laisser être…

Au nom de l’équipe de Convergence, je vous adresse tous nos bons vœux pour cette nouvelle année et, je vous remercie pour votre fidélité de lecteur de cette lettre lancée en juin 2004 !

« Black Friday », noir c’est noir…

Vous n’avez pas pu passer à côté, le « Black Friday » annoncé à grand renfort de communication et de marketing pour son jour fétiche de fin novembre a été reporté de quelques jours. Le voilà donc lui aussi confiné-déconfiné. Le vendredi noir est encensé ou dénoncé chaque année pour des raisons d’ordres multiples : écologiques, idéologiques, politiques… et plus que jamais économiques pour ne pas dire compétitives pour cette édition. Mais avec le « vendredi noir » de quelle noirceur s’agit-il ?...

Venue d’outre atlantique, ce qui est devenue une « tradition » très américaine s’est développée au cours des années 60, et a commencé à s’installer en France (avec son acolyte Halloween), il y quelques années. Là-bas, le « vendredi noir » repose sur une idée et une action simple : foncer dans les magasins, au lendemain de Thanksgiving, pour y faire des économies folles. Du reste, cette journée est aussi nommée « vendredi fou », phénomène qui a, justement, un succès fou, comme le montrent les images de foules en délire, où la civilité est abolie… mais c’était avant la Covid 19. A prix fous, succès fou, mais également folle inquiétude. Car en plus de ces vidéos et photos qui tournent depuis des années sur le sujet, nous pouvons lire de nombreux articles dénonçant, parfois analysant ces scènes de fureur, qui seraient révélatrices des instincts de consommation les plus vils. Une nouvelle pulsion de consommation que Freud n’aurait sûrement pas démentie ! Pour nombre de commentateurs, ce vendredi noir ne serait autre que la mise au jour symbolique d’un système capitaliste devenu fou et d’une planète menacée par nos folles mauvaises habitudes. Ainsi, le « Black Friday », c’est mal et même c’est « le » mal…. Mais pourquoi tant focaliser sur ce phénomène ? Serait-il finalement plus mauvais qu’un autre ?  Plus mauvais que ces foules pressées qui, elles aussi, justifient très bien leur course effrénée, par l’appât du gain, le simple plaisir des bonnes affaires, ou par les lois de ce monde sans pitié. Alors pourquoi tant de passion ? Qu’est-ce qui, dans ce « Black Friday », semble autant fasciner ? Avançons que le « Black Friday » serait comme le condensé, en une journée, en certains lieux, d’un système global économique, politique, écologique qui va mal. Mais mieux qu’un condensé, il serait un révélateur de l’Homme. Révélateur effrayant, inquiétant, affolant de la potentialité et de la virtualité du mal en l’Homme. Cette face obscure, noire qui en une journée, en certains lieux, et à la faveur d’une occasion, se trouve actualisée dans des passages à l’acte d’achats. N’est-ce pas cette « force obscure » qui sous-tend l’essentiel des critiques : une peur de la nature immorale de l’Homme. Le mal, ici incarné et représenté par un « vendredi noir ». Dans ses réflexions sur le mal radical, Kant aboutissait à la conclusion que le mal est une des racines de l’Homme soit de tout homme. Le mal est alors radical, non parce qu’il prend une forme passionnelle extrême, mais parce qu’il est universel. L’illusion est de penser que l’on peut y échapper à regarder les autres s’écharper, se déchaîner, et de penser s’en excepter. Chacun abrite son « Black Friday », l’essentiel est d’être attentif à sa présence chez les autres, en étant tout autant lucide sur le sien. Alors, basculerons-nous du côté de la force obscure ?

L’ignorance librement consentie

Qui n’a pas fait l’expérience d’une commande de livre faite sur le net ? Tellement simple, il suffit d’entrer le titre de l’ouvrage pour le recevoir quelques jours plus tard. Et dans le même temps des suggestions apparaissent lors de nos navigations suivantes : vous avez acheté ceci alors vous aimerez cela. La magie des algorithmes qui modélisent nos comportements et nos goûts opère ! Mais alors que devient le plaisir de trouver ce que l’on ne cherchait pas ? Les tenants de l’algorithme trouveront à argumenter que de liens en liens nous découvrons des lieux inconnus, mieux encore, que des recommandations auxquelles on ne s’attendait pas peuvent nous être proposées. Face à cette logique, il nous reste la voie de la radicalité…

La radicalité serait d’affirmer que l’on ne sait pas que l’on ne sait pas. Soit une vraie position d’ignorance face à la prévisibilité, les réseaux et la modélisation. Trouver ce que l’on ne cherchait pas serait ainsi la voie de l’ouverture, de la découverte et pour le dire savamment, de la sérendipité. Il est bien entendu que l’on sait que l’on ne sait pas tout… et pourtant, la proposition ici va plus loin puisqu’il ne s’agit pas de reprendre la célèbre formule de Socrate : « je sais que je ne sais rien ». Il s’agit d’affirmer : je ne sais pas que je ne sais pas. Le paradoxe n’est pas bien loin. Illustrons avec le livre. Ainsi, je ne sais pas que je peux lire tel ou tel livre car je ne sais pas que tel ou tel livre existe. Je ne connais pas plus l’existence de leurs auteurs. Je peux dire que je sais que je n’ai pas lu Proust parce que je connais l’existence de Proust et de son œuvre, mais que dire de tous ces auteurs et par là, de tous ces livres dont j’ignore l’existence ? Et plus largement, que puis-je dire de toutes ces choses que je ne sais pas alors même que je ne sais pas que je ne sais pas qu’elles existent ? La question devient épineuse, formulons-là ainsi : comment faire pour cultiver son ignorance et trouver ce qu’on ne cherchait pas ? Le propos ici ne consiste pas à défendre l’ignorance en tant que telle et de l’ériger en vertu ; pas plus que ce propos serait une invitation à s’y complaire. Car s’il devait s’agir de se vautrer dans l’ignorance ce serait pour avoir le plaisir d’en être extrait. L’ignorance forme le fond de tout projet de savoir, elle est à l’origine d’une pulsion de savoir qui peut ouvrir au plaisir d’apprendre, de découvrir, d’être surpris. Il s’agit donc de s’y complaire pour avoir le plaisir d’en être éjecté ! Plus que cultiver l’ignorance pour elle-même, il s’agit de cultiver une attitude d’ignorance qui nous rend disponible à l’inconnu…. De cet inconnu qui fait rêver alors même qu’il nous échappe. A l’image de cette expérience que produit en nous un livre qu’on feuillette en librairie, nous l’ouvrons et tombons sur une phrase qui nous interpelle, éveille notre curiosité, entraîne un écho. N’est-ce pas là ce qui se passe avec toute chose que l’on apprend ? Ne pas savoir que l’on ne sait pas est peut-être une idée évidente et banale, mais pas si simple à reconnaître et à accepter. 

Chef du Bonheur…

A en croire quelques études d’opinion et les offres de quelques cabinets conseil, le bonheur au travail serait l’aspiration de tout collaborateur (on ne dit plus travailleur) qui a compris que le bonheur n’est pas seulement dans le pré. Alors que cette notion de bonheur au travail semble depuis peu s’être installée dans le paysage professionnel, c’est à une question simple qu’il nous reste à répondre : qu’est-ce que le bonheur ? En cherchant bien dans nos souvenirs, il y a peu de chance que nous découvrions que dans la génération de nos grands-parents le bonheur au travail ait pu être une aspiration.

Jusqu’à notre époque d’hypermodernité, on travaillait surtout pour subvenir à ses besoins. Les uns et les autres pouvaient avoir un patron plus ou moins « social » ou « humain », mais l’idée même que le travail pouvait conduire au bonheur relevait de l’impensable. L’histoire montre que travail et bonheur ont longtemps été deux concepts antithétiques. Chez les Grecs, le bonheur ne s’accomplit que dans l’oisiveté (avec un sens positif qui n’a plus cours aujourd’hui !), laquelle est promue comme valeur. Le bonheur s’épanouit dans la contemplation nécessaire à la recherche de la vérité et de la vie bonne. C’est ainsi que pendant des siècles, dans les élites aristocratiques, il ne serait venu à l’idée de personne de travailler ! La langue française permet bien de le saisir, puisque le mot « travail » vient du latin « tripalium », qui est un instrument d’immobilisation et de torture utilisé pour punir les esclaves rebelles dans la Rome antique. Les premiers bouleversements dans notre conception du travail vont se produire autour du XVIIIème siècle, en particulier avec l’avènement de la modernité. Le travail n’est alors plus considéré par les élites comme une activité avilissante, et peut même se faire vecteur d’émancipation. Une émancipation possible dès lors que l’on est en situation de se soustraire à l’aliénation à la machine. Ce qui bien entendu n’était pas le cas de la grande majorité des travailleurs. Le renversement historique est qu’aujourd’hui, dans nos sociétés, l’élite est une élite travailleuse et laborieuse. Le seul fait de dire de quelqu’un « il travaille énormément » force immédiatement le respect. Exit l’oisiveté comme valeur positive, elle est maintenant un défaut. Celui qui ne travaille pas est au mieux un paresseux, au pire un parasite. Songeons à celles et ceux qui profitent du chômage alors qu’il suffit de « traverser la rue » pour trouver du travail comme chacun sait. Celui qui travaille, en revanche, doit travailler toujours plus et toujours mieux. Nous connaissons maintenant les conséquences de cette injonction permanente au travail sans fin : le burn-out, traduisez en français « syndrome d’épuisement professionnel », alors que fait son apparition tout aussi dévastatrice : le bore-out, traduisez en français « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui », et enfin, le dernier syndrome : le brown-out, qui touche les personnes assommées par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir. Face à cette situation, la réponse des décideurs économiques ne s’est pas fait attendre. Elle est présente aux Etats-Unis et se développe en Europe et dans notre hexagone : Le Chief Happiness Officer (CHO) traduisez « Directeur Général du Bonheur » ou, plus littéralement, « chef du bonheur ». La solution était là sous nos yeux : il faut mettre du bonheur au travail et c’est même en passe de devenir un « métier » ! Passons sur les salles de repos, les babyfoots et autres tables de ping-pong, les distributeurs (gratuits) de friandises dont se sont dotés quelques entreprises connues. Une question nous taraude, n’est-il pas surprenant que ceux-là mêmes qui promeuvent le bonheur au travail se gardent bien d’expliquer ce qu’il serait ? Ce qui est préoccupant est la tendance à apporter des réponses inadéquates à des questions sensibles. Ce qui est préoccupant est que le bon sens disparaisse au profit des apparences et « fun ». N’est-ce pas de sens (et de bon sens) dont les personnes au travail ont besoin ? Car si le bonheur vécu au travail est la résultante d'un travail réussi, d’une innovation ou d’une performance inattendue ; le bonheur au travail comme la condition de performance ne devient rien moins qu’une idéologie menant à la formule qu’un salarié heureux est un salarié productif. Une « évidence » qu’il serait grand temps d’interroger, de bousculer. Le bonheur au travail incarné par son « Directeur Général du Bonheur » n’est pas autre chose qu’une instrumentalisation dans un but économique. Mais j’y pense, le bonheur n’est-il pas une affaire privée ?

La vérité vraie…

Pourquoi s’embarrasser des faits lorsqu’on peut s’en affranchir ? La « post-vérité » est désormais omniprésente dans les échanges qui se déploient sur la scène des réseaux sociaux. Aucun domaine n’échappe aux « faits alternatifs ». Celui de la santé, COVID oblige en est un exemple flagrant. A côté des tenants des « faits alternatifs », le menteur occasionnel ou même invétéré fait pâle figure. La « post-vérité » se présente comme subversive, elle nous bouscule dans nos convictions mais sa visée n’est-elle pas de produire en chacun un basculement, une radicalité ?

Les vérités des faits sont assujetties à la subjectivité humaine en raison de la contingence des faits. Par exemple, les faits historiques relèvent d’une raison interprétative qui autorise la production de récits. La diversité des interprétations et, la pluralité possible des récits concernant les faits historiques ne sont pas de nature à remettre en question l’existence même de ces faits. La vérité des faits renvoie au caractère irréversible des événements. Nous ne pouvons donc que reconnaitre le fait comme tel et chercher ensuite à l’interpréter, à lui donner « sens ». Or l’entreprise de la « post-vérité » incite à nous faire franchir un autre pas : imposer la négation des faits et de ses évidences au profit de « faits alternatifs ». Les promoteurs de la « post-vérité » ne peuvent alors être envisagés comme de simples menteurs. S’il trompe son interlocuteur, le menteur le fait d’autant mieux qu’il connait bien la réalité avec laquelle il s’arrange. L’adepte de la « post-vérité » cherche à éviter d’aborder la réalité des faits tels qu’ils sont. Il s’y attaque avec une batterie d’arguments allant de la manipulation des données à leur invention pure et simple. Avec la « post-vérité » c’est une néo-réalité, une construction imaginaire qui occupent la place de la vérité des faits. L’exactitude des faits n’est plus alors une préoccupation disparaissant sous l’effet de l’interprétation idéologique. Il s’agit d’être fidèle – au-delà des faits – à ses croyances, à ses convictions, à ses présupposés. Discours complotiste et discours antisystème sont les formes les plus apparentes et parfois folkloriques d’une « pensée » qui s’auto-valide. Difficile dès lors de prendre conscience d’une dérive entre affirmations et vérités des faits ; le militant de la « post-vérité » imposant sa fiction en niant les faits. Aucune remise en question n’est à ce stade possible puisque de la manière la plus systématique, il s’agit de persister à ne croire ce que l’on croit déjà. La « post-vérité » est aux antipodes de la méthode scientifique dont l’exigence requiert de chercher sans cesse à infirmer ses théories. Les faits forment le fond irréductible à partir duquel des opinions peuvent se forger. Leur diversité n’autorise le débat dès lors que les vérités de fait y sont respectées. Mais ces vérités de faits sont vulnérables comme avait pu le souligner Hannah Arendt. Face au négationnisme des faits quel débat peut-il y avoir ? Pour celui qui revendique les « faits alternatifs » et de la « post-vérité », la force de son affirmation devient rapidement une affirmation de force comme seul moyen pour imposer sa vision. Nier la vérité des faits ouvre à la violence des rhétoriques qui remplacent l’art de convaincre par celui de persuader. Dissuader sera l’étape suivante. C’est à la raison que s’attaque frontalement la « post-vérité » laissant alors le champ libre à l’expression pulsionnelle. Aucun exemple dans l’histoire humaine ne montre que les pulsions, lorsqu’elles sont au pouvoir, garantissent le « vivre ensemble » … Sur la scène politique les effets peuvent s’avérer dévastateurs si les fondements démocratiques ne sont pas solidement plantés et, si les citoyens abdiquent à une indispensable vigilance. En se présentant comme « révolutionnaire », la posture de « post-vérité » ne peut apparaitre que pour ce quelle est, une escroquerie. Elle est radicalement « régressive ». Face à la raison, la « post-vérité » offre le retour des stéréotypes, de l’archaïsme. C’est à une forme contemporaine de l’obscurantisme à laquelle nos sociétés sont conviées. Ici pointe la question de civilisation. Nous avons affaire à un ennemi de la vérité bien plus dangereux que le menteur qui lui n’ignore pas le principe de réalité. Le tenant de la « post-vérité » lui s’en affranchit. « Niez, niez, il en restera toujours quelque chose » pourrait-il paraphraser. Un nouveau crédo qui demande à chacun un état vigile.

Bien nommer les choses…

Avec la COVID, les autorités sanitaires et le pouvoir nous imposent une règle de distanciation sociale, à propos de laquelle chacun a pu faire l’expérience qu’il n’est pas aisé de se tenir à distance des autres. Entre élan spontané aussitôt refreiné, gaucherie dans le comportement à adopter et à adapter, gêne à propos d’un geste mal inséré dans l’ordre des normes implicites qui définissent nos comportements, nous voilà plutôt déboussolés. Avec comme perspective de nombreux mois de gestes barrières, tenir sa distance nous demande de tenir la distance…

Alors cette « distanciation sociale » décidée, imposée en arriverait presque à nous faire oublier que la distance sociale n’a pas attendu la COVID pour être omniprésente dans nos quotidiens. L’espace public dans lequel nous vivons ordinairement n’est pas un allant de soi. Il est le fruit d’un long processus civilisationnel visant à contenir et sublimer les pulsions et les passions qui agitent l’humanité ; celles qui précisément nous plongèrent bien souvent dans la guerre. D’ailleurs cet espace ne peut être investi également en tout point de la planète. Nous ne pouvons pas vivre dans l’espace public de la même manière selon que l’on habite Bogota ou Zurich. Vivre ensemble pacifiquement implique de développer des normes d’interaction et d’autocontrainte sans lesquelles notre espace public ne serait pas ce que nous connaissons dans notre pays. L’intériorisation de ces règles est indispensable pour vivre la présence du corps de l’autre comme autre chose qu’une agression. La communication non-verbale vecteur de l’expression des émotions est centrale, et, elle est mise en difficulté dès lors que le toucher est proscrit et le port du masque obligatoire. Chacun est ainsi renvoyé à la nécessité de redéfinir les significations des comportements dans des contextes dont les repères bougent. Preuve qu’un comportement n’a pas un sens intrinsèque même si les manuels et autres dictionnaires sur le sens caché des gestes font toujours florès. Masque et distance s’invitent dans nos quotidiens et nous incitent à faire preuve de créativité dans nos relations. Des salutations et congratulations humoristiques fleurissent comme autant de preuves de notre capacité à nous réinventer. Mais la « distance sociale » hors pandémie se trouve également ordonnée par la culture tout comme elle l’est aussi, par les positions sociales occupées dans l’ordre de la société. Il reste à chacun à trouver sa bonne distance sociale puisqu’elle répond aussi à des conditions subjectives personnelles. Cette organisation invisible de l’espace social existe indépendamment de la COVID 19 qu’elle contribue à opacifier un peu plus avec les règles de la « distanciation sociale » qui s’imposent. Distance sociale, distanciation sociale sont autant de formulations partageant un sens commun. La question simple est donc de savoir ce qu’il s’agit de mettre à distance en cette période de pandémie ? Probablement pas le « social » puisqu’il est déjà distancié. La citation d’Albert Camus : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » éclaire la question. Car avec la COVID, il ne s’agit pas tant de « distanciation sociale » que de « distance physique » ce qui n’est pas tout à fait la même chose. La formule « distanciation sociale » incite à la « distance humaine », là où, il ne s’agit que de « distance corporelle ». Sans aucun doute, parler de « distanciation sociale » c’est « mal nommer les choses », c’est opérer un glissement de signifié qui n’est pas sans effet. Un jour viendra (peut-être) où les communicants s’intéresseront à la linguistique et au contenu du message plutôt qu’aux formules frelatées. Si mal nommer les choses ajoute au malheur du monde, qu’adviendrait-il à bien les nommer ?

Livre du mois

Couverture du livre : Le goût du vrai
Photo de l’auteur : <h3>L’auteur</h3> <p>Professeur à l'École centrale, docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein a créé et dirige le Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au Commissariat à l'énergie atomique (CEA).</p>

L’auteur

Professeur à l'École centrale, docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein a créé et dirige le Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

La 4ème de couverture

La philosophie des Lumières défendait l’idée que la souveraineté d’un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les « vérités scientifiques », en particulier, ne relèvent pas d’un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n’avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu’il lui revient d’établir. Lorsque, d'un côté, l’inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l’argument d’autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l’événement et de l’opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d’apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?

Notre avis

Etienne Klein est aussi un conteur de talent. Il entraine son lecteur dans une réflexion en rendant accessibles les concepts pour penser ce qui nous arrive. Le goût du vrai est un manifeste contre l’ignorance et son danger : le fanatisme.

Couverture du livre : Je suis parce que nous sommes
Photo de l’auteur : <h3>L’auteure</h3> <p>Nancy Huston vit à Paris depuis une quarantaine d’années. Parmi une cinquantaine d’ouvrages, des fiction romanesques et des essais sur la condition féminine, son roman Lignes de faille a mérité en 2006 le prestigieux prix Femina.</p>

L’auteure

Nancy Huston vit à Paris depuis une quarantaine d’années. Parmi une cinquantaine d’ouvrages, des fiction romanesques et des essais sur la condition féminine, son roman Lignes de faille a mérité en 2006 le prestigieux prix Femina.

La 4ème de couverture

Exploitation démesurée de notre planète, domination masculine, prostitution, destruction des espèces, aspiration des puissants à une croissance économique infinie… Nancy Huston livre une réflexion critique et combative sur la réalité d’un monde qui nous dépasse. Elle écrit la plupart de ces chroniques anachroniques durant le printemps 2020, alors qu’elle est confinée en Suisse, loin de Paris où s’est tissée l’histoire de sa vie. Dépassant la stupéfaction et la réaction à chaud face à l’événement, Nancy Huston porte son regard acéré sur la folie de nos sociétés occidentales et sur les contradictions insolubles dans lesquelles nous sommes enferrés. Nancy Huston aime à gratter là où ça fait mal, nous le savions déjà. Avec Je suis parce que nous sommes, on comprend plus que jamais l’objectif qui est le sien : sans relâche interroger, attaquer et historiciser les valeurs et les convictions qui sont les siennes, pour mieux en souligner leur valeur et leur fragilité.

 

Notre avis

La force de ces chroniques est de démontrer à quel point la pensée est mouvante et que les certitudes et les dogmes en sont les écueils à remettre sans cesse en question. Au travers des 18 textes qui composent ce recueil, l’auteure ne cesse de nous rappeler que nous possédons un bien commun, la planète sur laquelle la vie se déploie.

Couverture du livre : La magie de la bienveillance
Photo de l’auteur : <h3>L’auteure</h3> <p>Dina Scherrer est coach certifiée, spécialisée en Pratiques Narratives. Son accompagnement est fondé sur la posture du regard pygmalion, ou « œil d’amour ». Elle suit de nombreux jeunes en difficulté pour les aider à sortir de la spirale de l’échec, ainsi que des personnes travaillant en entreprise pour les aider à se réaliser et s’épanouir.</p>

L’auteure

Dina Scherrer est coach certifiée, spécialisée en Pratiques Narratives. Son accompagnement est fondé sur la posture du regard pygmalion, ou « œil d’amour ». Elle suit de nombreux jeunes en difficulté pour les aider à sortir de la spirale de l’échec, ainsi que des personnes travaillant en entreprise pour les aider à se réaliser et s’épanouir.

La 4ème de couverture

Avez-vous remarqué à quel point le regard que les autres portent sur vous est important ? Un professeur à l’école, une collègue, votre entourage proche... chaque rencontre forge votre identité. Dina Scherrer explore la singularité du regard pygmalion, ce regard bienveillant qui fait grandir et permet de déployer son plein potentiel. Apprenez à poser un regard bienveillant sur votre entourage, grâce à des exercices et des techniques simples. Prenez conscience de vos ressources et de la richesse de votre histoire. Parent, ami, conjoint, manager, collègue... améliorez vos relations et apprenez à désamorcer les conflits. De nombreux témoignages touchants pour découvrir le cercle vertueux du partage et de la solidarité. Et si la bienveillance était le meilleur des remèdes ? 

Notre avis

Avec ce nouvel ouvrage, Dina affirme plus encore sa qualité de praticienne-chercheuse. A partir de sa pratique, elle entraine son lecteur dans une réflexion de fond tout en lui permettant de s’approprier des supports et techniques à expérimenter. Un ouvrage généreux à l’image de son auteur.

Couverture du livre : Thésée, sa vie nouvelle
Photo de l’auteur : <h3>L’auteur</h3> <p>Camille de Toledo est né en 1976 et vit à Berlin. Il est notamment l'auteur de Le Hêtre et le Bouleau, essai sur la tristesse européenne (Seuil, 2009), Vies potentielles (Seuil, 2011), L'Inquiétude d'être au monde (Verdier, 2012) ou plus récemment, Le Livre de la faim et de la soif (Gallimard, 2017).</p>

L’auteur

Camille de Toledo est né en 1976 et vit à Berlin. Il est notamment l'auteur de Le Hêtre et le Bouleau, essai sur la tristesse européenne (Seuil, 2009), Vies potentielles (Seuil, 2011), L'Inquiétude d'être au monde (Verdier, 2012) ou plus récemment, Le Livre de la faim et de la soif (Gallimard, 2017).

La 4ème de couverture

En 2012, Thésée quitte "la ville de l'Ouest" et part vers une vie nouvelle pour fuir le souvenir des siens. Il emporte trois cartons d'archives, laisse tout en vrac et s'embarque dans le dernier train de nuit vers l'Est avec ses enfants. Il va, croit-il, vers la lumière, vers une réinvention. Mais très vite, le passé le rattrape. Thésée s'obstine. Il refuse, en moderne, l'enquête à laquelle son corps le contraint, jusqu'à finalement rouvrir "les fenêtres du temps"...

Notre avis

Un roman au statut bien particulier qui tisse histoire personnelle de l’auteur, fiction du romancier, événements historiques et événements présents qui préfigurent le travail des historiens. La force de ce texte, dans un style propre à son auteur, tient dans son récit qui met en perspective nos « petites » histoires de vie dans la « grande » Histoire de l’humanité. L’auteur sait montrer les fils, souvent invisibles, qui se tissent dans un mouvement singulier d’aller et retour entre l’individu et le groupe. Il questionne la mémoire et ses traces jusque dans le corps. Un bel ouvrage pour qui s’intéresse au travail sur les histoires de vie

Couverture du livre : Ci-gît l’amer : guérir du ressentiment
Photo de l’auteur : <h3>L’auteure</h3> <p>Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, est professeur titulaire de la chaire "Humanités et Santé" au Conservatoire national des arts et métiers. Titulaire de la chaire de "Philosophie à l'Hôpital" du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, elle poursuit ici son travail autour de l'individuation et de l'Etat de droit, entamé avec Les pathologies de la démocratie, La fin du courage, Les irremplaçables et Le soin est un humanisme.</p>

L’auteure

Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, est professeur titulaire de la chaire "Humanités et Santé" au Conservatoire national des arts et métiers. Titulaire de la chaire de "Philosophie à l'Hôpital" du GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, elle poursuit ici son travail autour de l'individuation et de l'Etat de droit, entamé avec Les pathologies de la démocratie, La fin du courage, Les irremplaçables et Le soin est un humanisme.

4ème de couverture

La philosophie politique et la psychanalyse ont en partage un problème essentiel à la vie des hommes et des sociétés, ce mécontentement sourd qui gangrène leur existence. Certes, l'objet de l'analyse reste la quête des origines, la compréhension de l'être intime, de ses manquements, de ses troubles et de ses désirs. Seulement il existe ce moment où savoir ne suffit pas à guérir, à calmer, à apaiser. Pour cela, il faut dépasser la peine, la colère, le deuil, le renoncement et, de façon plus exemplaire, le ressentiment, cette amertume qui peut avoir notre peau alors même que nous pourrions découvrir son goût subtil et libérateur. L'aventure démocratique propose elle aussi la confrontation avec la rumination victimaire. La question du bon gouvernement peut s'effacer devant celle-ci : que faire, à quelque niveau que ce soit, institutionnel ou non, pour que cette entité démocratique sache endiguer la pulsion « ressentimiste », la seule à pouvoir menacer sa durabilité ? Nous voilà, individus et État de droit, devant un même défi : diagnostiquer le ressentiment, sa force sombre, et résister à la tentation d'en faire le moteur des histoires individuelles et collectives. 

Notre avis

Un essai qui s’affranchit d’un discours commun et convenu pour aborder la complexité des phénomènes relevant de la psychologie, de la sociologie et de leurs incidences dans la gouvernance et la démocratie. C’est en philosophe que le sujet est traité par l’auteure qui a le souci de se faire comprendre et développe ses thèmes à « hauteur d’homme ». Un essai interpellant, l’auteure a su trouver le moyen de dialoguer avec son lecteur, de le faire cheminer.

Couverture du livre : Dans la tempête virale
Photo de l’auteur : <h3>L’auteur</h3> <p>Slavoj Zizek est l’un des philosophes les plus influents et les plus prolifiques de notre époque. Né en 1949 à Ljubljana (Slovénie), il est directeur international du Birbeck Institute for the Humanities (université de Londres), chercheur senior dans le Département de philosophie de l’université de Ljubljana et professeur émérite à l’université Kyung Hee (Séoul). Il est l’auteur de nombreux ouvrages. Docteur en psychanalyse, il est professeur invité au département de psychanalyse de Paris-VIII, il enseigne dans plusieurs universités américaines prestigieuses, dont Columbia et Princeton. Il est également président-fondateur de la Société pour la psychanalysethéorique de Ljubljana</p>

L’auteur

Slavoj Zizek est l’un des philosophes les plus influents et les plus prolifiques de notre époque. Né en 1949 à Ljubljana (Slovénie), il est directeur international du Birbeck Institute for the Humanities (université de Londres), chercheur senior dans le Département de philosophie de l’université de Ljubljana et professeur émérite à l’université Kyung Hee (Séoul). Il est l’auteur de nombreux ouvrages. Docteur en psychanalyse, il est professeur invité au département de psychanalyse de Paris-VIII, il enseigne dans plusieurs universités américaines prestigieuses, dont Columbia et Princeton. Il est également président-fondateur de la Société pour la psychanalysethéorique de Ljubljana

4ème de couverture

De février à mai 2020, reclus dans sa maison de Ljubljana, Slavoj Zizek observe ce qui se passe à l’échelle du monde. La pandémie a mis à nu ce que nous parvenons d’ordinaire à accepter ou à dissimuler : la barbarie à visage humain dans ses multiples formes. Zizek traque les virus idéologiques qui ont favorisé l’apparition et la dissémination de la Covid-19, mais aussi ceux que la pandémie active ou réactive, les virus du racisme, des fake news, des théories du complot. Il forme le vœu d’un autre type de contagion, propice à l’invention d’une société nouvelle qui ne pourra s’actualiser que dans la sobriété et une solidarité inconditionnelle. Une société où la vie de tous aura la même valeur. “Je ne suis pas un utopiste, et je n’en appelle pas à une solidarité idéalisée entre les peuples. Au contraire, la crise actuelle démontre clairement à quel point une solidarité et une coopération mondiales conditionnent la survie de tous et de chacun, à quel point un égotisme rationnel est la seule attitude valable.”

Notre avis

Un ouvrage atypique construit en temps réel pour aborder et tenter d’analyser de quoi la pandémie de la COVID19 est le symptôme. Conférencier infatigable et pourfendeur de la langue de bois, l’auteur nous convie à une analyse fine, clinique du temps présent. Ici se loge le ressort du travail de Žižek : penser l’événement immédiat pour en montrer les soubassements très historiques quant à eux. L’auteur est l’une des grandes voix critiques du champ intellectuel mondial dont il est sans conteste l’une des figures les plus originales. Ses écrits et ses positions ne laissent pas indifférents !

Couverture du livre : Dans la disruption Comment ne pas devenir fou ?
Photo de l’auteur : <h3>L’auteur</h3> <p>Bernard Stiegler est philosophe. Il a fondé et préside le groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005 et dirige également depuis avril 2006 l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) qu'il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Le cœur de sa recherche porte sur les enjeux des mutations actuelles sociales, politiques, économiques, psychologiques portées par le développement technologique et les évolutions de la société </p>

L’auteur

Bernard Stiegler est philosophe. Il a fondé et préside le groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005 et dirige également depuis avril 2006 l'Institut de recherche et d'innovation (IRI) qu'il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Le cœur de sa recherche porte sur les enjeux des mutations actuelles sociales, politiques, économiques, psychologiques portées par le développement technologique et les évolutions de la société 

4ème de couverture

Pourquoi notre monde est-il en train de devenir fou ? Bernard Stiegler commet ici son livre fondamental sur les ressorts d'une société qui a vendu le souci d'humanisation au diable d'une technologie aveugle. Avec la connexion planétaire des ordinateurs, des smartphones et des foules que tout cela forme, les organisations sociales et les individus qui tentent de s'approprier l'évolution foudroyante de la technologie arrivent toujours trop tard - à tel point qu'elles sont à présent au bord de l'effondrement. C'est ce que l'on appelle la disruption. Cette immense puissance installe un immense sentiment d'impuissance qui rend fou.

Notre avis

Un philosophe engagé, au parcours singulièrement atypique, Bernard Stiegler a travaillé sur la technique, la technologie et leurs effets sociétaux et humains. Avec cet ouvrage, crucial dans son œuvre et son itinéraire, l’auteur explicite les contradictions auxquels nous sommes aujourd’hui, dans nos quotidiens, assujettis. Un livre passionnant qui apporte une contribution au devenir de l’humanité. Parler de cet ouvrage est aussi notre façon de rendre hommage à cet homme, prématurément décédé cet été.

Couverture du livre : Les choses importantes
Photo de l’auteur :

L’auteure

Claire Delepau Michelet est coach, formée à la philosophie. Après avoir travaillé dans le domaine des relations humaines au sein d'une multinationale et de PME, elle a créé en 2006 son cabinet de coaching professionnel, Terre de Sens. Elle est membre associée de la Société française de coaching et spécialiste de l'engagement.

4ème de couverture

Comment se forge-t-on une éthique personnelle, une boussole pour agir ? Comment poursuivre son cap et résister aux pressions ? Comment s’engager au quotidien pour les choses importantes à nos yeux ? Témoignages à l’appui, Claire Delepau Michelet explique comment nous pouvons transformer une prise de conscience (le fameux déclic) en une action qui nous corresponde. Elle nous encourage également à déployer notre intelligence et notre vigilance, non pas uniquement vers ce qui s’effondre, mais surtout vers ce que nous voulons construire. Aimer la vie : tel est finalement l’objet de ce petit guide positif qui est aussi un livre sur l’art d’être libre.

Notre avis

C’est à une véritable ouverture philosophique que nous convie l’auteure qui sait réhabiliter avec force l’idée qu’il ne saurait y avoir de rupture entre la pensée et l’action. L’ouvrage est argumenté, référencé à de nombreuses sources, et, l’auteure sait y mettre d’elle-même et de ses convictions en tenant une juste distance. Un livre qui montre qu’il est possible de tenir une position engagée en tant que professionnelle de l’accompagnement. C’est avec plaisir et émotion que j’ai lu le livre de Claire que j’ai eu la chance d’accompagner dans son développement professionnel. « Les choses importantes » n’est assurément pas un livre de plage mais incontestablement un livre à lire durant les vacances.

Ouvrages

Photo de Philippe BIGOT
Philippe BIGOT
Photo de Fabienne BERNARD
Fabienne BERNARD
Photo de Emilie DEVIENNE
Emilie DEVIENNE
Photo de Roland GORI
Roland GORI
Photo de Emmanuel GRATTON
Emmanuel GRATTON
Photo de Reine-Marie HALBOUT
Reine-Marie HALBOUT
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Cécile JOLY
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Alex LAINÉ
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Pierre LE COZ
Photo de Dina SCHERRER
Dina SCHERRER

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LEGRAND Jean-Louis

Conférence sur le Coaching Orienté Solution® - partie n°1
De la résolution de problème à la construction de solution – Philippe Bigot
Conférence organisée par le Réseau des Formateurs UGS, qui a eu lieu le 16 novembre 2013 et qui avait pour thème "Le Coaching Orienté Solution" : le « coaching orienté solution® » est un modèle qui s'appuie sur une vision originale du changement individuel et collectif et oriente une pratique. Sur quoi se fonde cette pratique ? Qu'implique-t-elle pour l'accompagnant ? Quels enjeux et quels moments clés de la démarche ?

Philippe Bigot aborde ici les principaux postulats de sa méthode.

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Théories et stratégies du management

LEFEVRE Patrick

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Psychanalyse et management

CHASSE Bernard

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Audit social et changement organisationnel. Le rôle de cynisme

SERRANO et BRASSEUR

140,89 Ko
Changement et processus d'adaptation

AUDETAT - VOIROL

La Mise à mort du travail

Rencontres et débats autrement, avec Jean-Robert Viallet et Vincent de Gaulejac

Moins de travail qu'avant, mais plus de stress

Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie du travail Paris VII

La société malade de la gestion

La société malade de la gestion : conférence de Vincent DE GAULEJAC Sous une apparence pragmatique, la gestion constitue une idéologie qui légitime la guerre économique, l'obsession du rendement financier et qui est largement responsable de la crise actuelle. La culture de la performance et de la compétition met tout le monde sous haute pression : épuisement professionnel, stress, suicides au travail.

Vincent de Gaulejac - Travail les raisons de la colère

Vincent de Gaulejac, directeur du laboratoire de changement social à l'Université Paris 7 Denis-Diderot, auteur de Travail, les raisons de la colère (Editions du Seuil, paru le 3 mars 2011), est l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter (6h50 - 22 mars 2011).

La société malade de la gestion

Rencontres et débats autrement - 1er juillet 2009 - Café du Pont neuf - Vincent de Gaulejac, directeur du Laboratoire de changement social, sociologue, clinicien et auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont LA SOCIÉTÉ MALADE DE LA GESTION, paru en livre de poche aux éditions du SEUIL en mars 2009.

177,20 Ko
Le bonheur opium des peuples et du politique?

GORI Roland

972,10 Ko
Le temps du savoir maitre Botet Sala

Botet-Pradeilles Georges et SALA Florian

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Motivation dans l'entreprise

LEVY LEBOYER Claude

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Pourquoi travaille-t-on?

WEINBERG Achille

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Reconnaissance non monaitaire

GROLLEAU Jérôme

205,45 Ko
Revisiter l'activité humaine

SCHWARTZ Yves

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Sensibilisation, égalité et stéréotypes

EGAE

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Prévention RPS et rôle du CHSCT

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Classification des méthodes d'évaluation du stress

DELAUNOIS Magali

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Le coping et les stratégies face au stress

BRUCH0ON - SCHWEITZER Marilou

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ELVIE Méthode diagnostic RPS - guide d'utilisation

ARACT

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La santé au travail

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Notions de RPS

ANACT

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Les risques psychosociaux - 6 points essentiels

SAMSON Laurent

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Plan santé au travail

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RPS au travail - une problématique européenne

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RPS - Guide ANACT de la formation des managers

ANACT

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Guide RPS pour CHSCT

SECAFI

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RPS - Guide ANACT élaboration "Document unique"

ANACT

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10 propositions pour la santé psychologie au travail

LACKMAN Henri

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Rapport d'information sur les RPS

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Stress en situation professionnelle - CHRU Lille

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3 formes de prévention RPS

ANACT

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Modules de prévention RPS

ARACT

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Vers un modèle transactionnel du stress au travail

de KEIZER et HANSEZ

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Santé Stress rôle de la personnalité

LOUREL Marcel

1,60 Mo
Approches et mesures du stress

GAMASSON Claire

Enquête OVAT sur la perception des RPS

Enquête OVAT sur la perception des RPS, parole aux salariés.
pour plus d'informations consultez le site: //www.travailler-mieux.gouv.fr et //mars-lab.com/

LE SUICIDE AU TRAVAIL - Entretien avec Christophe Dejours dans la Nuit de la Cogip (extrait)

Extrait du film "Le Travail Aujourd'hui: Bilan et Perspectives", un entretien très intéressant et très sérieux de Nicolas & Bruno avec Christophe Dejours (Psychiatre, psychanalyste, professeur au CNAM et Directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l'action), diffusé dans La Nuit de la Cogip sur Canal+. 26 minutes d'entretien illustré de Messages à Caractère Informatif.

Christophe Dejours stress au travail / 1er partie

Intervention de Christophe DEJOURS, médecin-psychiatre, professeur au CNAM : introduction à l’analyse des problèmes de santé au travail.
Rendez-vous d’automne de l'ANM, Association Nationale des Médiateurs. Au Palais Bourbon le 24 octobre 2008

Christophe Dejours stress au travail / 2° partie

Intervention de Christophe DEJOURS, médecin-psychiatre, professeur au CNAM : introduction à l’analyse des problèmes de santé au travail.
Rendez-vous d’automne de l'ANM, Association Nationale des Médiateurs. Au Palais Bourbon le 24 octobre 2008

La mise à mort du travail - france inter

Christophe Nick, producteur de la série documentaire « La mise à mort du travail » et Paul Moreira, co-auteur avec Hubert Prolongeau de « Travailler à en mourir : quand le monde de l'entreprise mène au suicide » étaient les invités de Pascale Clark dans Comme on nous parle sur France Inter (09h35 - 26 Octobre 2009).

J'ai mal au travail ! - France Inter

Alain Le Gouguec reçoit dans le 7/10 de France Inter, Danièle Linhart, sociologue du travail, directrice de recherche au CNRS et Marie Pezé, psychanalyste (08h20 - 30 Octobre 2009).

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Un regard de psychanalyste sur la guerre économique

Christophe DEJOURS

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livre blanc Souffrance au travail des fonctionnaires 2

FGAF

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Communication Orientée Vers Les Solutions

PEACOCK Flechter

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Constructivisme, constructionnisme, aux limites de la systémique ?

ELKAÏM Mony

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Communication systémique et symboles

SCHMITT Jacques

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Constructionnisme et épistémologie

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Ecole de Palo Alto quels apports

BERIOT Dominique

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Fondements théoriques de la systémique
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Historique de la systémique
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L'approche systémique : de quoi s'agit-il?

Groupe AFSCET

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La causalité systémique

Roux de BEZIEUX Henry

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Le discours systémique comme métaparadigme

MOREIRA Luiz

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Le « soi » en question : assemblages et voix multiples

GERGEN K. et ELKAÏM M.

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Penser le complexe : un certain rapport au savoir

VIAL Michel

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Interroger l'idée de système

LE MOIGNE Jean-Louis

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Systémique un méta langage

FRANÇOIS Charles

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Théorie et pratique du bouble lien

BENOIT Jean-Claude

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Théories communication

MICHEL Jean-Luc

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Approche psychodynamique et psychanalytique

EXPERTISE COLLECTIVE

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Comportements organisationnels

BOTET PRADEILLES Georges

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Comprendre les types de Jung
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Fonctions psychologiques selon Jung

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La notion de guérison

PETTINGER Paul

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L'analyse multiréférentielle

ARDOINO Jacques

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Théories de la personnalité
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Clinique de l'activité - CLOT Yves
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Psychodynamique du travail - JAYET Christian
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Le stress - Etudes et analyses - DINET Jérôme
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Réflexivité et professionnalisation

Bataille Michel

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Sociologie clinique en question

REHAUME Jacques

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Sociologie Clinique enjeux théoriques et méthodologiques

de GAULEJAC Vincent

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Sociologie clinique et changement

REHAUME Jacques

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Approche clinique en sciences sociales

BARRUS MICHEL Jacqueline

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Démarche clinique et sociologie du travail

REHAUME Jacques

662,24 Ko
La désillusion narrative

TRUC Gérôme

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Les grands courants en sciences sociales
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Mise en oeuvre de l'approche biographique

PERRIER Françoise

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Posture et imposture du consultant

HAEFLIGER Stéphane

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Pratiques anthropologiques du récit de vie

MORIN Françoise

336,15 Ko
Psychosociologie méthodologie
344,53 Ko
Sociologie clinique et recherche

SEVIGNY Robert

173,91 Ko
Sociologie clinique et RPS

INRS

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Sociologie et approche biographique

TREMBLAY Jean-Marie